Girolamo Muzio

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| Title = Girolamo Muzio
| Creator = Muzio, Girolamo
| Alternative name = Mutio Iustinopolitano ; Mutio Justinopolitano ; Girolamo Mutio
| Date = 12 mars 1496 – 1576
| Type = Écrivain ; poète ; courtisan ; théoricien du duel
| Language = Italien
| Coverage = Padoue ; Capodistria ; Venise ; Ferrare ; Milan ; Urbino ; Rome ; Toscane
| Relation = Guidubaldo II Della Rovere ; Galeotto Pico ; Alfonso d'Avalos ; Ferrante Gonzaga

Biographie

Girolamo Muzio est un écrivain, poète et courtisan italien né à Padoue le 12 mars 1496 et mort en 1576 à la Paneretta, près de Barberino Val d'Elsa. Il est également connu sous le nom de Mutio Iustinopolitano ou Mutio Justinopolitano, surnom faisant référence à Capodistria (Giustinopoli), ville d'origine de sa famille paternelle. [1]

Fils de Cristoforo Nuzio, originaire de Capodistria, Muzio adopte progressivement la forme « Muzio » de son nom et utilise « Giustinopolitano » comme surnom littéraire. Il passe une partie de sa jeunesse à Capodistria avant de poursuivre ses études à Padoue et à Venise. [2]

Sa carrière est principalement celle d'un courtisan et homme de lettres au service de différentes cours italiennes et européennes. Il travaille notamment auprès de Pietro Bonomo, évêque de Trieste et conseiller impérial, puis séjourne auprès de plusieurs grandes familles et cours de la Renaissance italienne. Il suit notamment Guido Rangone en France en 1530, séjourne à la Mirandola auprès de Galeotto Pico, puis travaille à la cour de Ferrare. [3]

En 1540, Muzio est appelé à Milan auprès d'Alfonso d'Avalos, marquis del Vasto, puis reste au service de Ferrante Gonzaga. Il rejoint ensuite la cour du duc d'Urbino, Guidubaldo II Della Rovere. Son activité comprend des missions diplomatiques et des fonctions de conseil auprès de ses différents protecteurs. [4]

À la cour d'Urbino, Muzio devient notamment précepteur du jeune Francesco Maria II Della Rovere et est associé à l'éducation de Torquato Tasso durant la jeunesse de celui-ci. Son activité intellectuelle couvre alors la littérature, la poésie, l'éthique, la religion, la langue italienne et les questions liées à la vie nobiliaire. [5]

Muzio est particulièrement important pour l'histoire culturelle du duel aristocratique à la Renaissance. Il est l'auteur de Il duello (1550) et des Risposte cavalleresche (1550), deux ouvrages consacrés aux questions d'honneur, de défi, de justice et de conduite chevaleresque. L'Enciclopedia machiavelliana le qualifie explicitement d'expert de la « materia cavalleresca ». [6]

Le risposte caualleresche est publié en 1550 parallèlement à Il duello. Il s'agit d'un ouvrage complémentaire consacré aux questions chevaleresques et aux réponses apportées aux problèmes soulevés dans la réflexion sur le duel. Les deux textes sont fréquemment imprimés ensemble dans les éditions ultérieures. [7]

L'intérêt de Muzio pour la matière chevaleresque ne se limite cependant pas au duel. En 1571, il publie également Il gentilhuomo, ouvrage consacré à la conduite et aux qualités attendues du gentilhomme. Cet ouvrage complète la réflexion de Muzio sur l'honneur, les comportements aristocratiques et les normes sociales de la noblesse. [8]

Son œuvre est par ailleurs extrêmement vaste. Muzio publie des recueils de poésie, des ouvrages sur la langue italienne, des écrits religieux et polémiques ainsi que des traités moraux. Ses Battaglie per diffesa dell'italica lingua sont publiées après sa mort en 1582. [9]

À la fin de sa vie, Muzio séjourne principalement à Rome puis en Toscane. Après la mort du pape Pie V en 1572, il se retire auprès de Lodovico Capponi à la villa de la Paneretta, dans la région de Barberino Val d'Elsa, où il meurt en 1576. [10]


Bibliographie

  • 1571 — Il gentilhuomo — Traité imprimé ; ouvrage consacré aux qualités, comportements et devoirs du gentilhomme.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Français

Italien

Anglais

Métadonnées : Venise; Padoue; Culture chevaleresque; Source contextuelle; Duel judiciaire